Olivier Rech, correspondant en Moselle de SOS Papa, déplore que les divorces en France ne débouchent pas plus souvent sur la résidence alternée des enfants.

C’est au bout du bout d’une spirale d’échecs qu’une centaine de pères privés de leurs enfants saisissent chaque année l’antenne locale de Moselle de l’association SOS Papa et souhaitent trouver un avocat spécialisé pour les papas. « Leur image est souvent détruite par un double phénomène convergent », selon Olivier Rech, avocat à Thionville et qui dirige depuis 2004 la délégation départementale, avec Me François Battle à Metz. « Il y a d’une part le phénomène d’instrumentalisation des enfants au moment du divorce et puis la justice, dont les décisions sont à 75 % favorables aux mères en matière de garde », estime le bâtonnier des avocats de la deuxième ville de Moselle, « condamnant au mieux les pères au système imparfait du week-end sur deux ».

S’il refuse de prendre position sur la spectaculaire protestation de Nantes – « parce que j’ignore le contenu précis du dossier » –, Olivier Rech connaît bien les ressorts du processus qui a conduit à une telle démonstration.

« En France, en 2009, seuls 14 % des divorces ont débouché sur une résidence alternée des enfants chez le père et la mère. Cette solution dénouerait bien des situations conflictuelles. Pourtant, dans trois quarts des cas, il suffit que la mère refuse pour qu’elle ne soit pas appliquée. En Suède, en Norvège, en Italie, la résidence alternée est depuis longtemps le mode de garde par défaut. Nous sommes très en retard en France et personne ne prend conscience de l’urgence », analyse le praticien du droit.

« L’intérêt supérieur de l’enfant n’est pas garanti »

Dans son cabinet ou à l’association, il tente de résoudre des situations complexes. « J’essaie de redonner au parent que j’ai en face de moi l’envie de retrouver une prise dans un univers judiciaire hostile à des pères en souffrance », résume-t-il. Des bras de fer qui virent au cauchemar, comme dans le cas de ces enfants qui refusaient de rentrer chez leurs mères dans le sud de la France. Après une crise d’angoisse des enfants au moment du décollage de l’avion à l’aéroport régional, le conflit s’est résolu au commissariat, où les petits ont été remis de force à la mère avec le concours de la police. « Dans le cas contraire, jamais la justice n’aurait mis en œuvre de tels moyens. Je maintiens que l’intérêt supérieur de l’enfant n’est pas garanti en France, alors que la Convention européenne des droits de l’enfant prescrit qu’ils doivent maintenir un lien avec leurs deux parents. »

(Source Article Le Républicain Lorrain – Alain Morvan)

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